Pony Del Sol + Mathieu Boogaerts

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Beaucoup avec peu Sous le nom de Pony del Sol se cache la fribourgeoise Gaël Kyriakidis. Lauréate en 2007 de la bourse Jean Tiguely qui lui permet de résider une année à la Cité des Arts de Paris elle joue dans des salles et bars parisiens (avec le Genevois Jerrycan entre autres), participe à des projets collectifs plus expérimentaux tels que le Drahomira Song Orchestra (Musique de l'Etrange à la Maison des Métallos) et est repérée par la maison Maje qui la fait figurer sur sa compilation automne-hiver 2008. Depuis, elle est de retour en Suisse et travaille à la couture et au fignolage des titres que lui a inspiré son séjour parisien, pour signer un album produit par ses soins, et placé sous les augures rebondissants d'un orgue Farfisa, acheté jadis pour une bouchée de pain chez Emmaüs.

Boogearts a 7 ans lorsqu’il reçoit un orgue et devient mathieudidacte. Il quitte l’école 11 ans plus tard, part pour l’Afrique puis revient du Kenya, l’E dans l’A, rempli d’inspiration et de rythmes de là-bas pour nous livrer en 1996, le super premier album « Super » qui en dit long. En 1998 « J’en ai marre d’être deux » confirme un style naïf (« sens, c’est des rhododendrons, ça sent bon »), et minimaliste. Désormais c’est clair, il s’agit de faire beaucoup avec rien. Un peu plus tard il signe chez Tôt ou Tard, THE label de lanouvellescènefrançaise, qui lui file un contrat et des chœurs, puisqu’il puise dans le staff, pour sortir l’album « 2000 » … en 2002 ! Puis, « Michel », notre soudain meilleur ami de tous les temps, nous envoie une sublime carte postale en 2005. Il nous chuchote qu’il va bien, avec ses mots à lui et à l'envers, et c’est fulltybeau. Alors qu’il parle d’amour sans jamais prononcer le mot, Boogearts pudique, sort « I Love you » en 2008. Et nous on crie qu’on est happy! Mathieu n’est pas le fils de mais il sait s’entourer. Grand ami de M, il chante avec Delerm, écoute Souchon, joue avec Dick Annegarn et écrit pour Camélia Jordana. Auteur, compositeur interprète, Boogearts joue des mots et touche à tout : à ses cheveux dans le clip chaloupé d’ « Ondulé », à autre chose à Honolulu, et même à Michel Jackson dans une reprise tadamtadam de Billie Jean. En concert il donne tout mais arrêtons-nous là parce qu’il le dit lui-même : « Je peux comprendre que les gens qui attendent quelque chose de moi puissent être déstabilisés. C’est comme si tu allais voir un film de Woody Allen et que tu te retrouves au Vietnam avec des mitraillettes ! ». Reste plus qu'à venir, et danser avec tes jambes.

concert