Epheire

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Chansons tristes Vernissage du nouvel album de Epheire ! Derrière les initiales F.R. se cache le Bullois Frédéric Rody, un musicien aux multiples talents: violoniste de conservatoire, il a chanté dans les opéras rock Sexus et Dracula, dont il a également écrit le livret; il a conduit l'orchestre de Lucerne pour l'enregistrement du disque de Heidi Happy (Hiding With The Wolves, en 2010); il a réarrangé le répertoire des Young Gods et de Fauve & Raphelson pour des créations avec le Sinfonietta de Lausanne au Montreux Jazz Festival; il a conçu des orchestrations pour Polar (Fête de la Musique de Genève, 2007) et pour les Tambours du Bronx à l'occasion de leur 20e anniversaire (2007). A l'automne 2011, il a encore écrit une messe et des motets pour le chœur d'église L'Espérance de Vuadens. Et, on ne parlera même pas ici de ses amours pour The Beatles ou The Clash, dont il revisite le catalogue au sein de The Bugs... Comme si cela ne suffisait pas à combler un seul homme ! Hé non ! Car derrière les initiales F.R. se cache également Epheire, le projet que Frédéric Rody dédie en parallèle à la chanson française. Rassasié de collaborer avec des orchestres de trente musiciens ou de baigner dans les atmosphères rock, il prend le contrepoint et choisit de revenir à l'essentiel : un piano, un quatuor à cordes (Barbouze de chez Fior, avec qui il a déjà travaillé, notamment pour les Young Gods) et sa voix chaude et douce, parfois à peine susurrée. Le tout sans électricité, pour conserver le simple plaisir de jouer en acoustique. Dans son home studio de Bulle, il choisit de mettre en musique neuf textes de sa main et des poèmes de Baudelaire (le serpent qui danse) et de Prévert (je suis comme je suis, chanté il y a soixante ans par Juliette Gréco). Le choix de la langue française lui apparaît d'emblée comme une évidence. Car, comment aurait-il pu faire sonner en anglais : «C'est terminé / J'ai mis un point final / Brûlé le piédestal / Où je t'avais posée» ? Enregistré dans des conditions live au studio Relief, à Belfaux, avec Bertrand Siffert, « Novembre » fait la part belle aux mélodies que l'on retient dès la première écoute (place colette). «J'écris des chansons tristes», clame-t-il sur la dernière plage du disque, qui fait appel autant à l'épure d'un William Sheller (Ici) qu'à l'écriture racée d'un Michel Polnareff (novembre). Et surtout, Frédéric Rody fait preuve d'un songwriting de grande classe, avec toujours cette attention particulière pour que dialoguent les cordes, le piano et la voix.

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