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Dub Trio + Equus Plays Der Golem
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RocknDubnMore Comme le nom du groupe le suggère très finement, Dub Trio est composé de trois membres. Oui, le problème avec les vacances, c'est qu'on les termine parfois au bout du rouleau, ce qui occasionne des entrées en matières de biographie, particulièrement poussives. Cela ayant été donc habilement précisé, derrière le nom de Dub Trio se cachent en réalité trois new-yorkais natifs de Brooklyn et qui ont, comme le nom de leur groupe ne l'indique pas forcément, décidé de faire du dub, mais pas que. En clair du dub, oui, mais mélangé à des tonnes d'autres trucs, qui en font un mélange pour le moins unique. Mettez un peu d'électro, un soupçon de jazz, une bonne cuillerée de rock et nappez le tout de dub, vous obtiendrez à vue d'oeil ce à quoi peut ressembler Dub Trio. A quelques détails près tout de même... En 2004, le trio fait ses débuts discographiques avec « Exploring the dangers of », un premier album prometteur mais qui passera un peu inaperçu, sauf auprès d'un certain Mike Patton (Faith no more, Fantômas, Mr.Bungle, tout ça, tout ça...) toujours à l'affût d'un bon groupe capable de booster sa créativité. Celui-ci décide de les inviter à collaborer à un vieux projet qu'il traîne dans ses cartons depuis une dizaine d'années : Peeping Tom. Le résultat est un morceau qui s'intitule « We are not alone », à la puissance d'un tube et à la particularité de figurer à la fois sur premier album de Peeping Tom et sur celui du deuxième album de Dub Trio, « New heavy ». Un an plus tard sort uniquement via le site du groupe « Cool out and coexist », un album live officiel, puis quelques mois plus tard, le troisième opus studio du groupe, lénnnnnnormissime « Another sound is dying ». Un tout nouvel album sortira le 25 octobre de cette année, soit deux jours seulement avant leur passage chez nous. Chaipas vous, mais moi jen tremble déjà. Formé de musiciens oeuvrant ou ayant joué dans nombres de groupes parmi lesquels on peut citer Impure Wilhelmina, Chapter, Seaplane Harbor ou encore Swoan, laventure Equus prouve, et ce à notre plus grand bonheur, la vitalité du microcosme rock de la cité de Calvin. A l'image de ses musiciens protéiformes, Equus propose ici une musique aux fondations incertaines, liées entre elles par la même recherche formelle rigoureuse. Parfois mathématique, souvent complexe, la musique d'Equus reste attachée à une émotivité de chaque instant. Puisant tour à tour dans les courants minimalistes de la fin des années 60, dans le rock instrumental et la musique expérimentale des années 70, elle alterne parties savantes héritées d'un certain rock progressif dénué de débauche instrumentiste avec des envolées épiques plus proches d'un hardcore qui aurait refusé toute connotation metal. Equus tente ainsi un constat raffiné et périlleux d'une histoire du rock dont les pages n'auraient pas toutes été écrites. Preuve en est la performance quils nous présenteront. Retour en 2008 : un centre d'arts belge leur a fait la commande d'une BO pour le chef d'oeuvre du cinéma expressionniste allemand Der Golem. La création na été présentée que deux fois en public, engendrant un succès populaire énorme. La salle dEbullition devrait se prêter à merveille à lunivers dEquus. Et à celui de Paul Wegener.