Dyko + The Living Dead Boys

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german electronic cultural ambassadors ! Véritables ambassadeurs de la culture de la musique électronique allemande, les deux protagonistes de Dyko (John de Melbourne et Christofer de Francfort) sont deux musiciens modelés sur le concept bauhaus de 'l'artiste-technicien '. L'utilisation d'un écran montrant des images graphiques renforce le côté minimaliste de leur musique. Inspiré par des groupes tels que The Human League, David bowie, Depeche Mode ou Iggy Pop le groupe fait un réel travail de recherche et de développement du son électro de l’époque. A noter que les deux musiciens peuvent compter sur le coup de main de Michael Wolff, producteur de l’icône allemande Nina Hagen, pour y parvenir. La musique de Dyko a incité Wolfgang Flür à reprendre ses baguettes et son pad électronique en live en tant qu’invité pour la première fois depuis son départ de Kraftwerk. Bien avant l’ère de la techno, Monsieur Flür fût le premier à construire et expérimenter lui-même une batterie électronique, au sein de Kraftwerk. Il jouait des titres tels que "Autobahn" ou "Trans-Europe Express" dans une cage avec des cellules opto-électroniques ou autres expérimentations. L’aventure de Wolfgang Flür au sein du mythique groupe en tant que batteur a duré de 1974 à 1989, les années fastes qui ont inspirées tant de groupes. Les rares apparitions de Dyko avec Wolfgang en featuring sont autant d’honneur que de plaisir pour les deux parties. Wolfgang apparaît en featuring avec Dyko pour quelques titres et ensuite le sexagénaire fait office de DJ, set durant lequel il sera accompagné par des images incluant des vieux films rarissimes de Kraftwerk. Formé en 2004 the Living Dead Boys offre à l’auditeur un mélange savamment négligé de rock-electro inventive, racée et hypnotique. Si Atari Teenage Riot (Alec Empire) ou Prodigy (Liam Howlett) ont défriché le terrain fécond du punk-rock-techno, on pourra penser après écoute que ce sont les trois genevois de Living Dead Boys qui ont abattu le boulot nécessaire pour amener le « cross-over » acoustique/électrique-électronique à son point de convergence nécessaire et rêvé, unissant la froideur des beats numériques à la terrible discipline du metal dans une harmonie aussi impie que gracieuse.

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